Da Pasti Code II

Que la Pasta soit en vous.

Bon, Ce chapitre est très fouillé. J'ai essayé de me mettre au niveau des créationnistes singeant les scientifiques, dans un effort pour être lisible sur un site Musulman. Ben j'y suis presque arrivé et je me suis presque fait peur. Mais pour ceux qui s'intéressent à la question, il y a du sérieux et du Pasta : De la bière et des Pâtes. La complexité du document tient à son ésotérisme ; La Révélation Ultime de Toutes Choses suppose un décryptage approfondi de l'histoire connue en terme de sens cachés derrière des apparences trop simples pour être vraies.

Edité d'abord sur un site musulman de discussions inter-religieuses.... par bribes. Pour ne pas froisser inutilement, le parti pris ici a été la Doctitude (toute créationniste) revendiquée en fin de document.

Comme c'est trop sérieux (le sérieux est un trompe l'oeil), je le remanie parfois l'éloignant du texte originel !

 

1. Intro (vers un site musulman au départ) 

2. Nature et spiritualité 

3. Vanité des religions 

4. Question qui fâche (le centrisme religieux) 

5. Nature trompeuse du langage 

6. Malentendus inter religieux 

7. Pouvoirs Temporel et Spirituel 

8. Rationalisme : nouvelle foi ? 

9. Laïcité 

10. Pastafarianisme...                                              Râmen.

1. Introduction :

Soyons clair, l'Islam est un monde un peu difficile à cerner pour moi qui a eu une éducation Chrétienne et Rationaliste, et la lecture du Coran m'est apparue assez abstruse.

Mon coté rationnel me pousse souvent à prendre un recul analytique, sociologique, dans l'approche des formes de pensée qui s'offrent à moi. D'où le thème proposé.

L'épistémologie génétique est une forme d'étude de la genèse de la pensée dans son contexte historique et sociologique.
Pour nous comprendre il me semble essentiel de voir en quoi nos histoires respectives ont figé nos esprits dans des formes de pensées parfois hermétiques l'une à l'autre. Comprendre cela peut nous amener à construire quelques passerelles dans nos malentendus fondamentaux.

woodAvant que de vous expliquer le Pastafarisme, son essor du Christianisme et du Rationalisme, il me faut le ressituer dans sa genèse historique, faute de quoi nous discuterons dans des langues différentes malgré les même mots.
Je pourrais ainsi vous balancer des vérités premières Pastas sans autres formes d'explications, ce sera du chinois pour vous. De même, vous pourrez me balancer des Sourates, et chacun restera sur ses positions en pensant que l'autre n'est qu'un psychorigide hermétique.

Je vous proposerai ma vision des choses, tant dans la genèse de ma forme de pensée, que dans celle que j'imagine de la vôtre, et là je serai sans doute loin du compte : Je vous demanderai un peu d'indulgence à ma pensée nécessairement hérétique au départ, voir blasphématoire à vos yeux. A vous de me contredire civilement afin de m'amener des éléments de compréhension plus pertinents.

Vous êtes libres d'y accéder ou pas évidemment.

JE COMMENCE DONC
: Attention, la genèse du fait religieux remonte à la nuit des temps. Je vous remercie par avance de votre patiente persévérance...

Notre Fêtardité Antédiluvienne a donc fait acte de création en se beurrant conSCIENCEsement la gueule, et ce monde n'est pas parfait, loin s'en faut. De fait, Le MÔnstre s'en est retrouvé quelque peu penaud, et a tenté de nous faire croire,, par touché nouillu sur les expériences de nos scientifiques en herbe,  que Son monde était parfait.

De plus "IL" ne se trouvait pas beau malgré ses formes parfaites : Les complexes Hydro-Carbonés ne s'expliquent pas. D'où une propension a se révéler sous forme d'avatars plus "aimables" à notre entendement.

Faut dire, l'Humain n'est pas plus futé que LUI, il est égocentrique, et n'admet que ce que son rapport aux Choses lui permet de comprendre. Ainsi quand les Chinois ont trouvé trop tôt les os de dinosaures enfouis par Son Espièglerie Omnisciente, ils n'ont rien compris et les ont attribués à des dragons.

Sa Chafouinité Pragmatique s'est donc révélée au fil du temps à l'aulne de nos facultés de compréhensions. D'où une belle brochette de cultes en des images divines tronquées.

Puis l'Humain, n'en faisant qu'à sa tête, a forcé le trait jusqu'à la caricature,, et est souvent tombé dans la caricature de La Révélation Divine jusqu'à l'intégrisme parfois.

Hi_roSeuls quelques Maîtres Pasta et Flibustiers ont eu la Révélation de Toutes Choses. Ils ont mis en lieu sûr des compilations des connaissances Pastas après l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, qui a vu nombre de ces documents partir en fumée. Elles ont été gardées au secret dans les monastères grecs des Météora et du mont Athos, où encore dans certains monastères Tibétains, etc..

Ils ont développé en secret la Pastologie : Arts divinatoires ancestraux.

Quant aux Pirates, ils ont enterré leurs connaissances avec leurs trésors ; Les cartes aux trésors n'en sont souvent que des documents codés de ces connaissances.

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, voici l'histoire analytique de la genèses des religions jusqu'à la Révélation Vraie de Toutes Choses.

 

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2. Spiritualité et Rapports à la Nature :konrad

Si l'on en croit Konrad Lorenz, un éthologue étudiant la vie animale, les animaux seraient sujets à des superstitions, proches d'un certain mysticisme. Autant dire que l'Humain aurait été un être mystique avant même d'être Humain.

Maintes religions primitives associent l'âme hamster_pastahumaine à son double-animal, des Dieux en sont-ils souvent mi-humain mi-bête, et les Totems protecteurs y sont ainsi souvent animaliers. De fait avant de tuer un animal, il y était nécessaire de s'excuser de cette nécessité auprès de l'âme de l'animal pour se garantir de son courroux post mortem. Cette vénération pour notre Nature liée à l'animalité ressurgit scientifiquement à travers l'écologie : Si nous laissons disparaitre les espèces animales naturelles sur terre, c'est que nous ne voyons pas en quoi notre monde devient invivable (y compris pour nous à terme) : La Nature "se vengera" de nos attaques !

Mais on peut dater l'affinement de ce mysticisme lorsque les Humains (hominidés) auraient commencé à enterrer leurs morts avec des objets les accompagnant dans l'au-delà.

  Hamster en pleine crise de mysticisme

Ensuite, on a pu décrypter certaines Croyances Religieuses de peuples "dits primitifs" découverts par les explorateurs, nous donnant une vague idée de notre préhistoire Religieuse.

gosquetDe fait, les premières grandes Religions ont émergé à la sédentarisation des populations par le passage d'un style de vie de "Chasseurs-Cueilleurs" plus ou moins nomades à celui de "Cultivateurs-Éleveurs" sédentaires. Les groupes humains passant alors de l'éparpillement tribal au regroupement sédentaire, unifiant par là leurs Croyances.

C'est aussi le passage présumé de l'Animisme, à la relation privilégiée aux Dieux (Polythéismes alors). L'Animisme relève d'une Croyance en des forces Mystiques étrangères à l'Humain : le "Chasseur-Cueilleur" étant totalement dépendant des forces de la nature qui lui échappent. Le "Cultivateur-Éleveur", lui, négocie avec la nature pour mieux la maîtriser, et a donc un rapport de relation privilégiée avec Ses Dieux. SES parce que les premières Religions unifiées étaient sans doute un patchwork des diverses croyances des anciens clans unifiées, c'est l'age de la Tour de Babel. Ces croyances étaient en sortes schizophrènes. Mais la schizophrénie se soigne par l'intégration progressives des diverses personnalités en une seule : D'où l'avènement à terme du Monothéisme. Nous n'y sommes pas encore à ce moment là.

Venus_von_WillendorfC'est aussi le passage du Matriarcat au Patriarcat. Avant l'Humain considérait que "Mère" Nature enfantait la vie dont on profitait (Chasseurs-Cueilleurs) ; Les premiers témoignages de Divinités recensées sont d'ailleurs des statuettes de Femmes Fécondes (donnant la vie). Désormais l'Humain considère qu'il met sa graine en "Mère" Nature, et que ses fruits lui appartiennent : L'enfant n'est plus tant celui de la Mère, que surtout celui du Père qui a planté sa graine (Cultivateurs-Éleveurs).

Il y aura d'ailleurs cohabitation un temps des deux "Systèmes" dans le Polythéisme. Chez les Grecs, au début était (le) Chaos, puis sont apparus Gaïa (la Terre) et Ouranos (le Ciel), qui ont engendré Chronos (le Temps), où l'on voit bien comment se distribuent les rôles : Dieu "le Père" est au Ciel, tandis que la mère reste cantonnée aux contingences terrestres. Et le fruit de leur union, la Temporalité, commence à se dérouler : MayasC'est l'invention de l'écriture, de l'Histoire méticuleusement datée avec un Grand "H". Notons que culture (agricole) rime avec Culture Humaine (savoir), car elles découlent l'une de l'autre.

Mais aussi... : la révolution scientifique de la découverte de l'ADN, et du nouveau partage des responsabilités masculine et féminine dans la genèse de la Vie. Et justement cela intervient au moment même où l'Humain réalise que la Terre (féminine) n'est plus un champ exploitable à merci par l'"Homme" masculin, mais qu'Elle a son mot à dire : Une surexploitation "Humaine" pouvant à terme épuiser son pouvoir fécond. Il lui faut désormais composer avec "Elle", faute de quoi on risque son courroux qui nous priverait de Sa Fécondité... L'Humain est masculin, le Monde qu'il féconde est féminin... Vous noterez que je signifie quasi systématiquement l'Humain plutôt que "l'Homme".

 

3. Vanité des Religions :
Une première analyse s'impose :

Si Dieu existe. Pas de panique, l'analyse requiert que toutes les hypothèses restent ouvertes au départ. Je dis aussi ça pour mes amis Agnostiques et Athées qui, je l'espère s'inviteront aussi au débat (j'ai été longtemps Agnostique et je respecte : mon ancienne foi Chrétienne les tient pour des brebis égarées, néanmoins du troupeau).

Si Dieu existe donc, nous voyons qu'"IL" s'impose à nos esprits étriqués à la mesure de ce que nous sommes capable d'assimiler, à un moment de notre parcours vers la connaissance de Toutes Choses ; Ceci dans ce que nous concevons de nos rapports à la Réalité.
Caverne_de_Platon_cTel le mur de la caverne de Platon, la Réalité est l'écran mural sur lequel se projette l'ombre de la vérité qui vient du dehors (l'au-delà de notre champ de perception par touché nouilleux).

De notre nature initiale Animale de Chasseur, puis de Cultivateur, puis d' "Humain face aux limites de l'exploitation de la nature", l'Idée de Dieu évolue en nos âmes embrumées en fonction du développement de notre compréhension de la Réalité ; Écran, mais aussi trompe l'œil de la Véritable Nature des Choses.

Donc si l'Idée de Dieu nous serait distillée par Lui en fonction de nos pauvres capacités intellectuelles d'assimilation, nous pouvons émettre l'hypothèse qu'Il nous réserve encore quelques développements pour l'avenir, voir même des bouleversements fondamentaux si notre maturation intellectuelle nous le permet... Et Chacun, Chaque peuple n'a pas la même maturation : Des Cultures "primitives" subsistes encore face à la "Civilisation" triomphante.

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J'invite d'ailleurs nos lecteurs à ne pas rejeter trop vite ces Croyances ancestrales.
Les indiens Hopi considéraient par exemple qu'un évènement n'existait, et était daté de sorte, non pas du jour de sa survenue, mais du jour où il était connu, révélé : Nous faisons pourtant de même lorsque nous disons qu'une étoile brille (maintenant ?), alors qu'elle est peut-être éteinte depuis des décennies ; Et il n'y a plus que sa lumière qui nous parvient seulement ! Mais aussi si mon grand oncle, que j'aimais bien, meurt, et que personne ne daigne m'enavertir durant 15 jours. L'ignorant durant ce temps je n'en suis pas triste, et ne le serais que losque j'apprendrais la la nouvelle. Affectivement les Hopis ont totalement raison : Le fait n'existe pour moi que lorsque j'en prends connaissance et non, du moment où il survient.
Les Aborigènes d'Australie ne considèrent pas qu'on leur a volé leurs terres, parce que la terre ne leur appartenait pas ; C'était eux qui appartenait à La Terre : Nous allons devoir, justement, reconsidérer la question en fonction de nos rapports écologiques avec la Planète.

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4. LA QUESTION QUI FÂCHE ! et là n'est pas mon but.

celtFinalement (par ordre d'apparition) Atoum (Égypte), Brahmâ (Indus), Enki (Sumer), Pangu (Chine), Yahvé, Ahrua Mazdà (Perse), Dragon et Jaguar (Olmèques précolombiens), Bouddha, Ouranos, Jupiter, Dieu, Allah, Immanence Scientifique Agnostique, Pastafaray ne seraient que des avatars d'un même "Dieu", qu'IL aurait inspirés à ses Prophètes, en fonction de la maturité de pensée de chacun des peuples auxquels "IL" ait choisi de se révéler à un moment précis pour eux.

Le même Dieu ? Pour Ahura Mazdà-Yahvé-Dieu-Allah c'est dans les textes.
Chez les Hopis Au commencement le monde était un brouillard informe de poussière et d'air : La poussière s'est déposée en bas, et le Ciel et l'air pur dégagés en haut, la lumière est apparue en se dissociant des ténèbres.
egyptChez les Chinois, Le ciel et la terre se sont séparés, la lumière des ténèbres, le mal est descendus sur terre, le bien monté au ciel, les principes féminin et masculin se sont séparés... Etonnant ! Non ?
On retrouve des similitudes troublantes : En particulier la séparation d'entités duelles opposées. Que les Grecs aient pu avoir vent de textes sumériens, à l'instar des Juifs, pourquoi pas des plagiats ? Mais Précolombiens et Chinois, c'est absurde. C'est apparemment bien le même Dieu qui s'exprime.

 Pourquoi telle ou telle révélation pour tel où tel peuple ? Les Desseins du Seigneur sont impénétrables, comme disent les Chrétiens. Mais on peut subodorer que les formes de Ses Révélations, à ces moments là, à ces peuples là, étaient les plus propres à booster ces bouts d'Humanité vers ses Desseins de façon ciblée. On prendra l'image de l'escalier : Si on se trouve au milieu d'un escalier et qu'on veuille atteindre le sommet d'un bond, on a toutes les chances de se ramasser en bas ; Le Monstre Spaghettien ne se révèlerait que là où nous sommes, pour ne nous montrer que les trois prochaines marches à gravir, attendant que nous soyons plus matures pour nous montrer les prochaines étapes.

En ce sens, il nous faut un peu d'humilité quand aux conceptions que Dieu nous a révélées de Ses Desseins : Nous sommes sans doute bien loin de la Révélation Suprême et Ultime. tibet_sm

Et il n'y a pas là de quoi se targuer de l'ordre de ses révélations : Les Olmèques, Chinois, et Juifs vivaient dans des univers conceptuels différents, sur des étages de marches différentes. A chacun sa révélation. La postérité des révélations Olmèques sur le Judaïsme ne présage en rien de leur supériorité : Les Olmèques étaient simplement très en retard sur la Palestine dans leur rapports à la "Réalité-écran" des Choses : A l'étage des Babyloniens, antérieur au Judaïsme. L'Humanité est encore maintenant très schizophrènes avec de multiples "Personnalités"... A chacun son chemin dans la Grande Marche vers la Connaissance de Toutes Choses. Je me demande même s'il n'y a pas un message du Très Nouillu dans ces Révélations parcellaires schizoïdes : Peut-être veut-IL nous pousser à dialoguer (ce que nous faisons ici). Au début était le Chaos, des principes opposés se sont dégagés (féminin masculin entre autres), mais de leur rapports opposés est né un enfant : le Temps qui a permis au monde de dérouler son existence. Que de nos rapports opposés naissent de bien belles choses... Râmen.

Et encore une Foi_, (j'adore ce jeu de mot), il ne faut pas écarter l'enseignement des civilisations primitives. Au détour d'un fragment de leur révélation, on peut y découvrir des choses non révélées dans des moutures plus avancées.

 

4. La Nature trompeuse du langage :

Digression : Là, il faut crever l'abcès, je sais que je suis sur un site Musulman (ouvert mais musulman).
J'y prétends à demi mots que l'Islam, comme toute Religion, est appelée à être dépassée un jour par des révélations ultérieures. Hérésie ! Blasphème ! Entends-je de derrière mon clavier... Je vous l'accorde, mais nous ne sommes pas ici pour perpétuer nos malentendus par des non-dits prétendument respectueux... Le vrai respect est de considérer l'autre comme suffisamment intelligent pour étudier d'autres formes de pensée que la sienne, ne fusse que pour les rejeter par un argumentaire plus pertinent... Et je ne demande qu'à être convaincu, (va falloir se lever tôt).

CoranJe prétends donc que le Coran, aussi Saint soit-IL, et comme tout Livre Saint, ne peut-être La Révélation Ultime de Toute Chose. L'Immensité du Savoir Divin ne peut-être contenu dans un si petit Livre fut-IL mille fois Saint. Même à le considérer comme une graine appelée à se développer comme un arbre dans le cœur des Croyants, l'Arbre cache la Forêt de la Révélation Ultime. Il n'y a là que ce que peuvent assimiler nos pauvres civilisations transitoires... Bien insignifiantes au regard de l'Infinie Sagesse du Tout Puissant.

Prétendre que la pensée de Dieu soient entièrement contenu dans le Coran (même sous forme de graine), et même dans tout les Livres Saints de la terre me parait d'une prétention, d'une vanité, d'une arrogance Humaine quasi Blasphématoire et Injurieuse au regard de l'Infini Savoir Divin.

Bon, vous pensez que les pastafariens vont trop loin, essayons de voir ce qu'en pensent les agnostiques : (Il sagit là d'une récupération agnostique (que nous admettons) du Pastafarisme.

Arrêtez d'être cons ! Devenez agnostiques ! par -Minerve-

Et encore c'est très soft par rapport aux athées, qui ne sont pas loin de prendre le mysticisme pour une aliénation mentale carrément... Pour les Athées, la Religion est de l'ordre de la superstition : L'humain est un être qui apprend ce qui lui est nécessaire à sa survie (comme la plupart des animaux mais en mieux) ; Mais qui se faisant se rend compte des limites de son savoir.  IL passe d'Homo Sapiens (qui sait) , à Sapiens-Sapiens (qui sait qu'il sait), et finalement à Homo Sapiens-Sapins-ET-NON-Sapiens (qui sait qu'il sait mais imparfaitement). De fait, il tente de projeter ses lacunes en des Etres Supérieurs qui détiendraient , Eux, l'Omniscience, la capacité à savoir tout ce qu'il faut pour sa survie ; L'Humain cherche donc à se placer sous la tutelle de ces Etres Supérieurs imaginaires pour s'assurer de leur protection dans des rapports de déférences obséquieuses à ces derniers. Ces "Dieux" ne seraient là que pour palier aux angoisses existentielles inhérentes à sa condition d'être imparfaitement "apprenant". D'où l'idée des liens entre le mysticisme ponctuel d'une civilisation, avec sa compréhension globale de la réalité, hérité de ses rapports avec elle.
Au moins, le Pâstafarisme comprend la Vrai Foi de l'intérieur, même s'il considère les autres courants comme des égarements ; Mais aussi même considère que l'égarement est une composante essentielle de la Foi.

( Je reprends ici l'argumentaire agnostique de la vidéo : passer ce chapitre en vert si vous avez vu la vidéo) : Un détail, que vous jugerez sans doute aussi Blasphématoire, Mahomet n'est qu'un Prophète Humain, et fut-il Le Prophète des Prophètes, il n'est qu'un homme, Dieu n'a pu lui transmettre tout son Savoir. Même un surhomme ne peut-être à la hauteur.

agen3211doretheprayerofIl est clair que Mahomet n'était pas un Dieu (Il n'y en a qu'UN !), et en tant qu'homme, il était faillible : Sans doute a-t-il mal perçu toute l'Infinie Complexité de ce qu'Il avait à transmettre, car Il n'est pas Dieu encore une fois : L'infaillibilité de Mahomet en tant que Prophète, mais néanmoins Humain, sonne comme une Déification inappropriée, à la limite du blasphème. On nous dit qu'Il n'était que La Plume d'Allah, soit mais si Allah est Dieu sa plume humaine ne l'est pas : En plus ce n'est pas Mahomet qui a écrit le Coran, mais certains disciiples proches du pouvoir du Califfe qui l'ont écrit pour assoir sa préminence de chef des croyants. (on y reviendra.

Aussi traduire fidèlement l'Infini Complexité de La Pensée d'Allah n'est pas possible en terme de langage Humain : Le Langage Humain ne peut-être que réducteur d'une Pensée Divine. Le terme même de "Pensée" est anthropomorphique : La Pensée Divine n'a rien à voir avec toute forme de pensée humaine, nécessairement étriquée en regard.
D'ailleurs en tant qu'ex-Rationaliste, j'ai trouvé le Coran extrêmement flou, Allah me pardonne. On peut souvent l'interpréter dans des sens diamétralement opposés d'une Sourate à l'autre. A tel point que je me suis demandé si Allah ne l'avait pas voulu ainsi pour nous inciter justement à prendre du recul par rapport à l'incontournable réduction de Sa Pensée traduite en termes Humains. Etudes_MSV

Mais là, j'avoue que je suis totalement Pastafariste dans mon approche : Le Pastafaray s'est voulu clownesque pour éviter toute tentative de récupération doctrinaire de ces préceptes à des fins vilement humaines à l'opposé de son Infinie Sagesse. Pastafarien et Lacanien aussi :

Le psychanalyste Lacan disait de la sémantique du langage, qu'elle était impropre à restituer la réalité des choses. Faites donc l'expérience : Demandez à quelqu'un de vous décrire une ville exotique dont vous ne connaissez pas la culture, faites vous en une idée ; Puis allez la visiter, vous serez surpris de la discordance avec l'idée issue de la description. Et on parle là de réalités palpables. Alors pour Dieu, Pastafaray ou Allah ! Le génie d'un homme, fut-il Grand Prophète ne peut être assez grand pour ça. D'ailleurs, l'Humain s'est inventé un garde fou quand à l'illusion du langage : l'humour. Où ce qui est dit doit être pris au second degré : Ce n'est pas une simple façon de s'amuser, mais un rappel à faire attention à la différence entre la perception des choses mise en mots trompeuse (humoristique), et la réalité objective qui induit des malentendus, car l'Humain a préssenti l'effet emberlificoteur du touché nouilleux.

DieuD'ailleurs le Coran interdit plus ou moins de lui  "tirer le portrait" picturalement, et c'est normal : représenter Dieu sous les traits d'un vieillard barbu est d'un anthropomorphisme inadéquat. Mais en même temps le Coran  dresse un portrait "littéral" d'Allah ; Il y a là une contradiction, à moins de considérer qu'Allah ait voulu nous mettre en garde par cet interdit contre son portrait dressé dans le Coran lui même, trop précisément "Imagé" si pris au pied de la lettre.

Je note également que le Coran est bourré de contradictions, il n'y a qu'a lire... Il est difficile de prendre au pied de la lettre un verset sans être en contradiction avec un autre. Ou bien on décrète qu'Allah est incohérent (houlla !), ou bien on en déduit une mise en garde d'Allah lui-même contre cette version imagé de Sa Pensée, nécessairement réductrice, car exprimée en termes humains pour nous être un tant soit peu accessible.

S'IL nous dit une chose et son contraire, sans préciser outre mesure quand l'une ou l'autre s'applique, c'est probablement pour nous inciter à ne pas rester scotché à la lettre, nous amener à réfléchir à la pertinence de l'esprit du texte au cas par cas. Ainsi Sa Lecture littérale nous condamnerait à la confusion contradictoire, à la folie à laquelle succombent les intégristes - on ne peut être intègre envers une chose et son contraire -.

C'en serait donc une épreuve à surmonter : Si nous succombons à la facilité du littéral, nous succomberions au "mal', et serions happés par lui. Le salut serait dans la nécessaire prise de recul par rapport au Texte  ; Notre réflexion personnelle au cas par cas quand à la pertinence du choix de tel verset plutôt que l'autre en l'occurrence. Son Message ne serait pas tant celui de la facilité "JE pense pour vous , et vous n'avez qu'à faire ce que JE vous dis de faire", que celui de la réflexion personnelle autrement plus ardue, mais éclairante. "vous ne devrait votre salut qu'à la force de votre bonne interprétation de Mes préceptes". L'enfer confusionnel nous y guetterait plus que d'en maint autres religions plus simplistes dans leur abord immédiat...


Pour Lacan (psychanalyste), il y a trois sphères indissociables : le réel échappant à notre perception, le symbolique qui n'est qu'une reconstruction nouillesque très fragmentaire de la réalité dans notre esprit (l'écrit fait partie de cette sphère), et l'imaginaire qui nous permet d'évaluer la distance entre le symbolique et le réel (l'humour fait partie de cette sphère). Exemple : On dit un jour à un autiste à la piscine de "ne pas aller par là, car il n'y a plus pied" ; et celui ci de sortir de l'eau pour vérifier qu'il a encore ses pieds. Son imaginaire était à ce point bloqué, qu'il ne put prendre le recul nécessaire à la compréhension  métaphorique du langage par rapport à la réalité. Les intégristes de tous bords qui restent le nez collé à la lettre se fourvoient pareillement.

Mahomet était aussi un homme de son temps, et choisi probablement pour ça : Allah avait sans doute choisi de convertir des masses polythéistes hostiles, et IL lui fallait alors un discours dur. J'ai été frappé par la dichotomie dure du Coran par rapport au message d'amour du Christ : L'Empire Romain décadent était-il plus enclin à accueillir à bras ouverts ce Message Divin ? (Ses ouailles, pas l'Empire en lui même, ne rêvons pas).

FIN de digression : Je sais nous sommes sans doute à des années lumière dans nos modes de pensée. Mais si on a une chance sur un million de se rencontrer, il faut se hâter des rater les 999 999 premières tentatives (très Pasta ça).

Reprenons le fil de notre genèse des Religions, pour comprendre nos écarts :

 

5. Les malentendus Génétiques des textes :

Il y a une folie dans la pensée Humaine. La pensée nous sert à évaluer le monde pour nous permettre de survivre,.De fait, il y a une angoisse fondamentale à imaginer qu'elle puisse ne pas être pertinente, et une difficulté majeure à le reconnaître lorsque ça se présente. L'Humain peut aller jusqu'à tuer celui qui conteste Sa représentation du monde (guerre inter-religieuses).

Le véhicule de cette pensée est le langage. Dès lors, remettre en cause le langage est anxiogène. Dans les cultures orales, la parole est sacralisée. En Afrique, on n'interpelle pas quelqu'un en criant son nom : Un esprit malveillant pourrait s'en emparer.

Le mot EST ce qu'il désigne et en est indissociable. En sorte, quand on dit quelque chose : C'est parole de vérité. Le "verbe" EST identifié à ce qu'il signifie. L'écrit suit le même chemin. Au départ, il s'agissait de marquer par écrit les contrats de trocs sur des tablettes d'argile. Les quantités inscrites se devaient d'être réelles. Mais très vite, les écrits ont servi à relater toutes choses de la vie, mais dans le même esprit : La chose écrite devait être ce que elle décrivait.

Et bien entendu, le Sacré n'échappa pas à la règle. Les grandes religions sont toutes issue de l'invention de l'écriture dans leurs civilisations, et ont hérité (et renforcé) la relation quasi mystique entre le "verbe" et la Réalité... Mais si la tradition orale laissait une marge d'évolution du récit d'une génération à l'autre, l'écrit figeait le texte, et donc la vision du sacré véhiculé dans sa forme primitive.

Il y a dans ces Religions un attachement quasi maladif au premier jet de son écriture (premier est souvent vite dit d'ailleurs, disons plutôt premier jet dûment consacré).Le "Verbe" EST le Réel.

Or le verbe n'est que ce qu'il est : une description approximative de la perception du réel qui en est faite à un moment donné. Comme si cette perception ne pouvait être tronqué à ce moment là, comme si elle ne pouvait pas s'affiner par la suite... Nous y reviendrons...

Le Pasrafarisme d'ailleurs est à l'origine de cette tradition. Bobby  l'a clairement réintroduite dans la Foi par le culte rendu aux anagrammes des formules mystiques du Culte, considérés comme révélateurs du sens caché. de toutes choses Les francophones l'ont développé dans l'art du jeu de mot et de la contre-"pétrie", du pétrissage de la "Pâte" linguistique.


Le Judaïsme, 2ème grande Religion monothéiste connue après le Zoroastrisme persan, (qui le précéda de 6 siècles, voir plus bas) a été délivrée par Abraham à son peuple, car ce peuple était alors le seul à pouvoir le recevoir alors (après les perses). Il faudra attendre 600 ans pour le Christianisme tout de même . 600 ans d'avance : Pas mal, même si 600 ans ne sont que goutes d'eau à l'échelle de l'univers et de l'Infini Divin. Une plaisanterie définit la petitesse de nos croyances à l'échelle du Divin : Un croyant demande à Dieu de lui donner un centime Divin (qui représente des milliards à l'échelle Humaine), et Dieu de lui répondre "attend une seconde" (qui représente des millénaires à l'échelle Humaine) !

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Toute Révélation Divine ne peut que s'abâtardir au contact réducteur de l'Humanité (sauf qu'un bâtard peut-être quelqu'un de très bien, c'est juste une expression, il ne faut pas s'attacher à la lettre). Ainsi, ce peuple à la pointe de la Pensée Religieuse a payé cher son isolement prolongé de Peuple Élu. De quoi rendre fou : Un Dieu, Yahvé choisit un petit peuple parmi la multitude pour en faire le Seul Élu durant 600 ans : Franchement de quoi attraper la grosse tête.
Yahvé me pardonne, mais c'est quand même le seul Dieu "Raciste" de l'univers, et les Juifs ont payé fort cher ce Racisme en retour : Un Peuple Élu ? Une Hérésie en terme Divin : Sa Révélation, cette Révélation là, était certes distinguée à l'endroit des Juifs à ce moment là ; Mais elle n'invalide en rien les autres Révélations à l'endroit des autres peuples qui sont tous frères au regard de Sa Déité  Intersidérale (c'est très Chrétien comme conception : Les brebis égarées).
Mais là, sans doute cette conception du Peuple Élu a-t-elle été dévoyée au fil du temps. N'oublions pas que le judaïsme a été une tradition orale durant 1500 ans : Sa formulation écrite daterait de 560 av JC. Sans doute le résultat était-il sensiblement différent des origines. Erare Humanum Est disaient les Romains.

De fait les textes historiques (égyptiens et assyriens) suggèrent une toute autre histoire : Deux mille ans av JC c'est vite dit. En tant que méditerranéens les hébreux ont une légère tendance à exagérer sur les durées, souvenez vous de Mathusalem âgé de plus de 777 ans (ben voyons ! ).

Bref, il semblerait que les juifs étaient polythéistes, avec néanmoins un dieu principal (une Monolâtrie qu'on dit), comme les grecs et romains, et ce jusqu'en -620 approximativement, L'idée se fait alors, que Yahvé (Dieu principal) serait devenu jaloux des autres Dieux, et aurait conclu un pacte avec son peuple : "Vénérez moi comme seul Dieu, et je ferais de vous "Mon peuple élu" sous ma protection. Les hébreux de Samarie* venaient de prendre une "pâtée" contre les assyriens et avait grand besoin  d'un Dieu protecteur qui ne soit pas aussi celui de l'ennemi (son coeur balance). C'est une constance d'ailleurs : la refondation de la foi après un malheur, invasions le plus souvent. Les musulmans ne deviendrons intégristes qu'après les croisades, et les invasions mongoles. Comme si auparavant, la religion n'était pas si importante, mais la défaite signifierait qu'on ait fâché les divinités en ne leur accordant pas assez d'attention. d'où la défaite par manque de protection divine, et donc une cristallisation mystique s"en suivrait.

* les "Samaritaines" se seraient faites devancées par les Assyriennes à l'ouverture des soldes à Babylone : un vrai carnage : La Samaritaine s'installa désormais loin de Bagdad, pour éviter les début de soldes intempestifs des concurrentes.

Cette relation exclusive, jalouse, voir paranoïaque, à Dieu : "Tu es le seul qui existe à mes yeux à condition que je sois le seul pour toi" (et que tu me rendes invincible), patente dans la genèse du Judaïsme est la caricature de tout rapport au divin en général :  Obséquiosité paranoïde, sentiment de toute puissance obérant celui d'impuissance insécurisant.... Etc. C'est aussi ce qui explique la réussite des monothéismes aussi (bien que le polythéisme procède de même mais sans exclusivité) : La mégalomanie paranoïaque dont ils procèdent (Gott mit uns ! , nous sommes invincibles, et nous avons forcément raison), ceci rend plus agressif et donne l'avantage sur les peuples moins sûrs de leur protection divine, et donc plus prudents ; Timorés diraient les monothéistes triomphants.

Revenons à nos moutons et leur bergers :

Les hébreux venaient de Summer, eux même voisins des perses.


Mais au fait quelle était la religion des perses ?

Héritiers de la Mésopotamie et de l'Indus, la religion Perse* fit une Percée (d'où le vocable "Perse") vers 1200 av JC vers le monothéisme. Les Divinités se fondirent peu à peu en une seule autour de la divinité du feu "Ahura Mazdà" buddhist(encore un épisode de buisson ardent mal "perçu").    * sumérienne et médique à l'époque

Zoroastre en fut son prophète :

Ses préceptes sont très Pasta :

  Quoique  Zoroastre (Zarathoustra) n'a jamais prétendu être un prophète, il s'est contenté de donner des directions de recherche spirituelle. Les zoroastriens considèrent que leur dieu n'a pas besoin d'adoration, pas besoin d'intermédiaires, et ne joue pas de l'ignorance des peuples.

  Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son « Fravahr », l'équivalent du karma hindouiste. La doctrine se résume en une maxime : Humata, Hukhta, Huvarshta ("Bonnes Pensées, Bonnes Paroles, Bonnes Actions").

Zoroastre a condamné les rites et les sacrifices traditionnels offerts aux dieux par les Perses, mais il a gardé la tradition du culte du feu. Il s'était rendu compte que toute l'évolution du monde était basée sur « l'action » et « la réaction », donc la réponse à toute attitude charitable lui parut être la « bonne action ». Si en société, les gens s'adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté et s'ils se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal.

  Selon Zoroastre, la « bonté » est quelque chose comme une lumière qui vient du fond de soi, et cette bonté est inhérente à l'homme. Mais il y a en tout homme deux tendances l'une qui le porte au bien, l'autre qui le porte au mal ; ce que propose Zoroastre, c'est de toujours choisir le côté du bien, et cela se fait par une constante dialectique. Mais c'est l'homme qui choisit ; il n'y a pas d'obligation et celui qui remplit sa responsabilité pleine et entière envers les autres est un Saoshyant.

ahura_mazd_ Zoroastre a nommé son dieu Ahura Mazdà, force créatrice du monde et des quatre éléments, l'eau, la terre, le feu et l'air, éléments que les zoroastriens vénèrent et respectent au plus haut point puisque venant du dieu.

Il a aussi créé l'homme en lui donnant son libre arbitre afin qu'il puisse toujours choisir ce qu'il a à faire entre le bien et le mal. De fait, la religion Zoroastrique ne s'impose pas : Elle se choisit, et chacun est libre de son choix.

Tout homme est l'ouvrier du dieu pour transfigurer le monde,  il n'y a qu'une voie, c'est la voie de la « droiture ».

Les zoroastriens admettent une vie après la mort et un jugement des âmes; chaque être humain étant jugé selon ses mérites. Le fravahr est un des symboles de la doctrine de Zoroastre : c'est l'esprit de l'homme pré-existant à sa naissance et qui perdurera après sa mort et il ne peut se substituer à ce Dieu. Si les bonnes actions l'emportent sur les mauvaises, l'âme monte au ciel par un pont au-delà duquel l'attend le Seigneur de la Lumière (Dieu du Feu Sacré sortant d'un volcan de lumière moussue). Dans le cas contraire, il s'agit d'une descente en Enfer. Mais lorsqu'enfin l'enfer lui-même sera purifié, le royaume du Dieu s'installera sur Terre. Il existe donc toujours une possibilité de rédemption réelle des plus « méchants ».

Le zoroastrisme préfigure ainsi l'avènement du christianisme, et sera considéré par les Musulmans comme faisant partie des quatre religions du livre (Islam, Judaîsme, chrétienté, et Zoroastrisme) lors de la conquête de la Perse.

Mais a surement guidé les hébreux vers le monothéisme aussi. Saint Paul, d'origine Perse comme chacun sait, sera le mentor et confident discret de Jésus Christ, et lui permettra de canaliser les flux divins qui le traversaient en tant que fils de Sa Divinité Suprême. Nous y reviendrons.

Mais revenons à la percée des perses mal perçue.

Malheur aux vaincus, Les grecs dresseront une piètre image de leurs vaincus, qui pourtant avaient un empire autrement plus étendu, uni, et tout aussi prospère et cultivé qu'eux... Jusqu'à Alexandre. Finalement ils survécurent aux grecs, lorsque ces derniers furent absorbés par l'empire Romain (puis Bysantin), jusqu'à ce que l'Islam les conquièrent.


Les Évangiles ne sont pas celles originelles : En 400 ap JC, il y avait plus de 30 versions de divers apôtres lorsque l'Église Catholique a décidé d'en choisir 4 pour les graver dans le marbre, détruisant les autres. Les plus claires et cohérentes sans doute ; Le Christianisme commençant à se disloquer dans des diverses versions peu compatibles. Mais aussi ces versions étaient-elles sans doute celles qui correspondaient le mieux au pouvoir Papal temporaire de l'époque (Comme pour l'Ancien Testament pour les Juifs).
Le pouvoir temporaire est le pire ennemi des messages Divins, par les dévoiements qu'il engendre à son profit : Il était pathétique de voir Bush et Sadam Hussein invoquer Dieu et Allah dans leur gué-guerre à des fins stratégiques purement terrestre. Les croisades étaient en soi totalement contraires aux principes de la Chrétienté...

chapelleLe Coran serait-il exempt de ces dérives.? Mahomet, analphabète, ne l'a pas écrit (pas plus que Jésus les évangiles). Des dissiples, trié sur le volet par les Califes, en place à ce moment là, s'en sont chargé pour Eux (Califes ou Mahomet ?), parfois par approximation dévoyant le fond de Sa Pensée. Justement, il est dit de façon très claire, qu'il n'existe aucun manuscrit original du Coran : Le Coran, fut retenu de mémoire par les premiers musulmans et noté par des scribes sur divers supports tels que des morceaux de bois ou des os de chameau. Après la mort de Mahomet, le premier Calife Abou Bakr (632-634) fit noter les sourates "connues", par des scribes comme le calligraphe Zayd ibn Thabit, secrétaire Juif du Prophète Mahomet qui connaissait le Syriaque et l'Akkadien (les légendes Juives et Assyriennes ont pu ainsi transpirer dans ses retranscriptions de partir de ses souvenirs: telle ou telle parole de Mahomet lui rappelant plus ou moins telle ou telle légende Assyrienne,ou Juive : n'oublions pas que  la culture arabe était alors imprégnée de ces légandes) le chargeant de présider une commission de copistes composée de : Abd-Allâh ibn Az-Zoubayr, Sa`îd ibn Al-`Âs et `Abd Ar-Rahmân ibn Al-Hârith ibn Hichâm, 3 Qoraychites proches d’Othman. Plus tard, le troisième Calife Othman (644-656) ordonna la recension des sourates (chapitres) en un livre avec l'aide des quatre plus grands érudits de l'époque en matière coranique. La version définitive du Coran, établie à Médine en 651 et connue sous le nom de Mushaf d'Othman, fut déclarée seule version faisant autorité, annulant toutes les autres,' avec ordre de détruire les autres traces écrites qui auraient pu subsister de manière à ce qu’il n’existe qu’une version du texte sacré.

En particulier celles de Ali et Ibn Massoud, qui contenaient trois fois plus de versets que la version d' Othman. tous deux étaient des proches de Mahomet himself, au point qu'Ali  (protégé, cousin, frère spirituel, disciple et gendre de Mahomet : excusons du peu) fut désigné premier Imam de l'Islam. Ibn Massoud fut le premier à initier l'enseignement coranique, et son Coran courrait encore sous le manteau trois siècles après celui d' Othman. A suivre : des fragments de ces Corans ressurgissent à l'heure actuelle...

Soit dit en passant, Othman (protégé de la dernière femme de Mahomet) était un vrai despote qui ne supportait pas la contradiction, et assit justement son pouvoir en tranchant joyeusement dans les versions du Coran des partisants de ceux qui pouvaient lui porter ombrage.  Il fut d'ailleurs assassiné par ceux qui ne supportèrent pas cette censure, et son despotisme social (critiqué par Ali). Ali pris sa suite, mais composera avec les ex partisants de ce dernier, puis fut assassiné lui-même par ceux qui lui reprochaient sa mansuétude. Néanmoins le courant Chiite lui a survécu, qui considèrent Ali comme le "détenteur des secrets divins et de la signification ésotérique de l'islam", qui lui aurait été transmis par Mahomet.

Du fait, c'est la dynastie désormais héréditaire des Omeyyades (famille d'Othman) qui pris le pouvoir, en massacrant les chiites. Ils intronisèrent définitivement leur Coran (d'Othman).

En définitive, on voit bien que le Coran "officiel" ne fut jamais que le résultat d'une lutte d'influence pour le pouvoir terrestre. Comprenons bien : Les Ommeyades avaient leurs propres érudits Coraniques : Ils avaient été renversés par Ali considéré comme plus érudit qu'eux sur la question. En revenant au Pouvoir les Ommeyades ont expurgé de leur Coran officiel tout ce qui venait d'autres érudits : Qui aurait permis à leurs partisans de revendiquer le pouvoir terrestre au nom de cette érudition. La question n'était donc pas tant théologique, qu'à proprement parlé stratégique.

Et soyons clair, les fortes exhortations de ce Coran à ne pas remettre en cause son contenu visaient plus à terroriser les partisans des autres prétendants au pouvoir par leur grande érudition, qu'à mettre en garde le Musulman de base contre une remise en cause de la parole de Mahomet en elle même. D'où découle probablement les germes du caractère intégriste de toute lecture ultérieure de ce Coran... N'oublions pas le massacre des Chiites ! Je ne prends pas partie d'ailleurs, je constate simplement les effets d'une guerre de pouvoir intérieure dans la pollution de la genèse d'une Foi.

Et encore là on s'en tient à l'histoire officielle (comme à celle des évangiles), parce que maints indices sérieux et concordants donneraient à penser que l'histoire de Mahomet aurait été montée quasiment de toute pièce à postériori un à trois bons siècles après les évènements supposés. Ainsi le centre initial de l'islam aurait été jérusalem, les mosquées du premiers siècles étaient construite vers Jérusalem, alors que le coran impose de prier vers La Mecque dès la deuxième sourate (Franchement les architectes et commanditaires on ne pouvait pas le louper celle là !), d'où l'idée que le Coran aurait été un montage beaucoup plus tardif que prétendu. Non seulement le Coran, mais aussi don toutes les légendes de la genèse du livre et de l'Islam donc: L'histoire des quatres premiers califes par exemple.relèvaient sans doute plus d'une culture orale mythique, gravée dans le marbre tardivement par les abassides dans un sens fort différent qui conforte leurs politiques (Voir > ICI < ). Ce qui expliquerait q'on n'ait pas de Coran écrits des premiers siècles : Il est inconcevable qu'un et même plusieurs exemplaires d'un livre aussi saint, sans doute religieusement gardé par tout dignitaire de la foi, et en premier lieu par tout Calife et/ ou sultan digne de ce nom, au vu de la mythologie même de sa genèse (Commandé par les premiers Califes à des érudits ayant connu Mahomet Himself, donc écrits de la main méme de ses "apôtres", ça en faisait de saintes reliques à mettre en lieu sûr, puissament gardées... Voir même dans un batiment spécialement dédié)

Ou les livres :

M. Cook, P. Crone. Hagarism: The making of the muslim world Cambridge, 1977
P. Crone. Slaves on horses. Cambridge, 1980
P. Crone. Meccan trade and the rise of islam. Oxford, 1987


 

 

Mais tout ceci m'amène à penser que la nécessaire prise de distance avec Le Texte en Islam en a été avorté, car était-il possible de préciser systématiquement à l'infini le fond de l'Incommensurabilité de la Pensée Divine à travers des écrits nécessairement réducteurs en terme de transcription terrestre (voir Lacan). La Pensée de Dieu-Allah se donne à deviner au delà de l'écrit-écran-trompe l'œil : "les secrets divins et de la signification ésotérique de l'islam" comme diraient les Chiites.

fsm_lettres_nLe littéral est forcément une trahison. Tout bon traducteur (Français-Anglais) ne traduira jamais mot à mot littéralement un texte : Il changera le texte pour rester plus proche de l'esprit du texte initial dans la nouvelle langue : Les mots n'ont pas tout à fait les même connotations culturelles d'une langue à l'autre, et garder le sens de ces connotations culturelles respectives réclame qu'on adapte le texte à la nouvelle culture. Exemple, un poème espagnol parle de ruisseau : Pour un Français, c'est un endroit chatoyant de verdure, un havre de paix, mais pour un espagnol, c'est un endroit plutôt sec où trainent des serpents en quête de fraicheur, un endroit plutôt inquiétant donc.

Alors traduire la Pensée Divine en termes Humains est déjà en soit une gageure impossible : Le texte se donne à décrypter au delà des mots.
Mais traduire le Coran en langue étrangère est-il une autre gageure, non seulement en terme de sens Divin, qu'en terme surtout de connotations culturelles. La pensée occidentale, chinoise, sont à des années lumière de la pensée moyen-orientale en terme de connotations culturelles : les mots n'ont pas le même sens profond. Rester dans le littéral est une trahison, mais les exégètes rigoristes vous dirons qu'il faut rester dans le plus pur littéral pour ne pas trahir le texte initial, mais c'est un leurre. Le Coran est-il donc exportable en l'état ? A moins de convertir le monde à l'arabe littéraire, et encore les mots (ruisseau par ex.) n'ont pas le même sens en Afrique francophone qu'en France.

_crit_033Les Évangiles sont ainsi extraordinaires dans la restitution du contexte culturel des Paraboles (non nonobstant, c'était l'Empire Romain avec un fond culturel qui s'était rapproché par la colonisation). Jésus délivrait ses Paraboles à caractère universel à propos d'événements courants de la vie de tous les jours. Mais ce mur-écran-trompe l'œil du prétexte à Message Divin que sont les prétextes quotidiens à cela y est explicite, et permet de prendre du recul quand au fond du message.
Le Coran est ainsi difficile à appréhender pour un Chrétien donc : Le prétexte quotidien aux versets n'est que rarement restitué. On imagine bien l'auditoire interpeler Mahomet sur un problème terrestre, mais la question de départ est éludée dans le Coran, n'y gardant que les Conclusions Divines. De fait certains Versets se rapportent-ils à des évènements très particuliers et auraient sans doute gagnés en clarté à être ressitués dans leur contexte. De fait le Coran apparait très "fouillis" à un chrétien qui a l'habitude qu'on lui restitue le contexte pour qu'il se fasse une idée plus précise du fond de la Pensée Divine au delà du contexte pour mieux s'en détacher. D'ailleurs, chaque parabole se termine par une morale tirée de cette dernière... dans le Coran, soit la sourate n'a pas de morale in fine que l'on déduit donc personnellement, ou pas ; Ou bien certaines sentences "tombent du ciel" de façon brute, sans historiette introductive pour en expliquer le sens profond. Déroutant !
Ceci dit, je n'écarte pas l'idée que ce soit aussi une difficulté pour les Musulmans quant au Coran, et produise quelques contre sens dans son interprétation. D'ailleurs les Versets transcrits les plus anciens sont fort compliqués à comprendre en arabe moderne. Leur écriture était des plus frustes : sans voyelle, sans accent, et sans ponctuation. Du fait nombre mots portent à interprétation (Une voyelle ou accent à la place d'un autre en font un mot différent, et un sens différent au verset donc), en plus du sens général des phrases qui peut changer suivant qu'on décide de "ponctuer" la phrase à un moment où à un autre. Par exemple " L'élève, dit le professeur, est un imbécile ", ou bien " L'élève dit : le professeur est un imbécile ", confère à la phrase ses sens diamétralement opposés.

Enfin Mahomet, à supposer esprit supérieur, saisissait peut être instantanément le sens de la Pensée Divine qui pouvait lui paraître limpide (supériorité ou présomption ? ben oui quoi ! être choisi pour être le Prophète des Prophètes a de quoi rendre présomptueux, voir faire péter un câble). Mais le commun des mortels aurait sans doute eu besoin de quelques explications supplémentaires pour mieux appréhender la Pensée Divine.
Certes mollahs et Imams bien doctes sont là pour traduire (supériorité ou présomption ?), mais ils ne sont que des hommes liés à des contingences terrestres sur fond de luttes d'influences. Leurs traductions peuvent être dévoyées par cela, à leur corps défendant le plus souvent d'ailleurs. Et là, les Chiites subodorent au moins qu'il faut être prudent quant aux sens cachés du texte.

Si je puis me permettre un avis extérieur, les Évangiles me paraissent beaucoup plus limpides. Mais il est vrai que ses connotations culturelles y sont occidentales. Notons qu'Israël est plus connotée comme occidentale que moyen-orientale à ce titre.

Mais poursuivons dans notre genèse des Religions, quoi nous y soyons aussi là.

 

6. Histoire et malentendus Religieux :

burning_bushLa foi monothéiste était cantonnée à un peuple qui par la force des choses l'avait un peu monopolisée. Cela ne pouvait convenir au Monstre Spaghettien. Il envoya Jésus pour diffuser la Bonne Parole dans l'Empire Romain, et au delà. Mais je pense que Dieu est assez pragmatique dans ses révélations au monde : IL adapte ses Révélations aux mondes auxquels IL s'adresse, l'Empire Romain en l'occurrence même si par la suite les occidentaux l'ont imposée par la force à leurs colonies et dans leurs croisades terrestres, qui relevait plus de l'hégémonie temporelle que du Spirituel : Le message du Christ avait vocation à s'imposer dans le cœur des Humains, pas à s'imposer intellectuellement par la contrainte.

 

De même je pense que le Message d'Allah s'adressait spécifiquement à une culture Moyen-orientale... au départ.

Dans les luttes d'influences dans la trinité Monothéiste, je comprends parfaitement que les Juifs considèrent que Jésus, et Mahomet, soient des Prophètes mineurs. Quand on leur dit que Jésus est le Messie de La Révélation Suprême, il est logique qu'il répondent : "Dites donc, on croyait en Dieu bien avant vous, on le connait mieux que vous, petits jeunots en la Dévotion : Où étiez vous aux premiers temps de la Foi monothéiste ?" Et franchement ils n'ont pas tord de nous renvoyer dans les cordes au niveau des leçons de morale.Jerusalem

De même les Chrétiens ne comprennent pas que les Musulmans puissent parfois vouloir leur imposer par la force un Dieu qu'il ont déjà adopté depuis longtemps de leur plein gré, qui plus est ; Nonobstant les différences culturelles. N'oublions pas que les occidentaux sont issus de la démocratie grecque et considèrent pouvoir choisir leurs destinées. C'en est même un précepte de leur Dieu : On peut être une « brebis égarée » sans en être fustigé. Le monde Musulman est issu d'un monde plus dur, où les pouvoirs terrestres et religieux s'imposaient par la force. Le Monstre Spaghettien délivre ses Messages en fonction de nos capacités à pouvoir les intégrer. Il a cru les occidentaux assez sages pour l'adopter de leur plein gré. Les arabes n'étaient sans doutes pas prêts à l'époque, et IL aurait choisi un discours à leur mesure à l'époque. Je reste persuadé que les Musulmans sont parfaitement capables à terme de choisir (ou non) leur Maître Divin, sans avoir recours à la coercition.

Ceci dit, l'Islam a peut-être sauvé la démocratie grecque des griffes de l'obscurantisme médiéval occidental : voir une petite digression à ce sujet ici

Preuve en est le développement de la démocratie en terre d'Islam. Le pouvoir temporel y a longtemps été l'apanage des despotes (au sens coercitif terme). Notons que l'occident a eu aussi de long épisodes du style : On n'a pas à donner de leçons non plus ici. Et soyons clair ce sont les chrétiens qui ont inventé le concept d'épuration ethniques et religieuses dans leur croisades : Jusque là les musulmans ne convertissaient pas les pays conquis , Le Jihad a été réinventé en réaction aux croisades (bon un petit saccage à l'occasion de la prise d'une ville, était de "bonne" guerre, mais sans plus). D'ailleurs souvent, la démocratie s'est paradoxalement imposée par la force brutale tant en occident qu'en orient : Révolution Française, Russe (les Soviets avaient vocation à être démocratiques au départ), en Turquie, Algérie, etc.
Et les occidentaux pourront dire ce qu'il veulent de l'Iran, Pakistan et autres, ce sont des démocraties balbutiantes : La révolution française a mis un bon siècle à s'imposer de façon à la vivre sereinement.
Donc le Liban, l'Égypte, la Tunisie, le Maroc, et bien d'autres, tout doucement       ...

L'idée culturelle du choix de sa destinée y fait plus ou moins doucement son chemin... Culturellement cela devrait déboucher sur l'idée de liberté de Culte. et tant mieux. Cela me fait toujours du mal d'entendre un Musulman me dire qu'il n'a pas le droit de remettre en cause les écritures (Nonobstant : la lecture des écritures de certains). Où est son engagement profond et sincère là dedans ? "Il n'y a pas d'éloge flatteur sans liberté de blâmer" (Beaumarchais) : Corrélativement, il n'y a pas d'engagement sincère sans liberté de choix. Et je me refuse à croire que Dieu ou Allah se contente d'une démarche Spirituelle hypocrite car contrainte (si, Allah transitoirement, mais à terme ?).

Poursuivons :
 

 

7. Pouvoirs temporel et Spirituel :

En occident, l'Église, devenue officielle, s'est alliée avec le pouvoir temporel coercitif et s'y est corrompu. dès lors « le choix » fondateur n'y était plus de mise. Toute interprétation des Évangiles déviationniste du pouvoir Papal y était sévèrement réprimé. Dès lors, la fraicheur du Christianisme, l'amour du prochain central, s'est transformé en boucheries répétées (Cathares, croisades, guerres religieuses contre les Protestants (de la corruption Papale), colonisation des terres et des esprits par le fer et le sang : Où était le message du Christ là dedans ?

Et là, tu la sens bien la Révélation Divine ! . . . 

Dis  ! Tu la sens bien ? . . . . . . . . .

InquisitionToute compromission Religieuse avec un pouvoir terrestre quelconque amène la corruption Spirituelle, dans son embrigadement dans des stratégies de pouvoir terrestre étrangère au Divin. Les Églises ont souvent la tentation de se faire reconnaître par les pouvoirs temporels, d'en profiter pour étendre leur diffusion. Mais in fine ce sont elles qui finissent par être instrumentalisées (2ème Guerre du golfe pour le pétrole par ex.).
L'extermination des Cathares a surtout été l'occasion pour des nobliaux de piller les villes cathares et de faire main basse sur leurs terres, de même pour les croisades, et les colonisations où l'"évangélisation" forcée des indigènes était surtout un moyen de les asservir.

Au vues des guerres intestines pour le pour le pouvoir temporel  initial en Islam les Musulmans devraient méditer cela, même si dès le départ les deux ont été confondus : Les premiers Califes ont exportés la foi dans leur conquêtes, et l'expansion de l'Islam est plus dû aux conquêtes terrestre qu'à la diffusion .  Ma Foi, oui, assez bien.  Argh ! Lovely ! Encore !dans les coeurs comme chez les Chrétiens. 

Mais Vouloir imposer la Charria par le pouvoir temporel les condamne à composer avec ce dernier. C'est une compromission qui peut coûter cher à terme. Mais le Coran est effectivement très près des contingences sociales (trop ?) : C'était sans doute indispensable à l'origine dans le bouleversement de vie qu'imposait la nouvelle Croyance face aux polythéismes ; Mais à terme c'est un poison. Laissons le pouvoir temporel se dévaloriser tout seul dans ses vilenies sans s'y compromettre... Et cueillons les fruits de notre pureté indépendante...

Devant la corruption et les compromissions Papales, certains Catholiques ne se sont plus reconnus dans l'autorité morale du Pape. C'est aussi l'invention de l'imprimerie qui mettait les Écritures Saintes à la portée des gens instruits : La dichotomie entre les positions Papales d'alors, et les Écrits Fondateurs sont apparues au grand jour.
Le temps était venu de la Réforme Protestante, mais ces derniers n'ont pas plus su se garder du pouvoir temporel, et se sont conduits pareillement dans leurs conquêtes coloniales, et pire même dans les dérives capitalistes.

bateau_042Dans un certain sens les Musulmans sont plus proches des Protestants, dans la mesure où il n'y a pas de pouvoir central pour définir précisément quel est la bonne interprétation des Textes. Et ils ont en commun ce même rigorisme par rapport à la Lettre. Les protestants peuvent avoir chacun leur propre interprétation, s'émancipant d'une interprétation centralisée, mais aussi ils se doivent de se prouver qu'elle est la bonne. De fait, ils restent scotchés à la Lettre : Le Catholicisme suivant le mouvement pour enrayer l'hémorragie de Fidèles

D'innombrables légendes courent, qui racontent comment la mort, souvent personnifiée par le Diable, vient faire signer un contrat aux vivants. L'écrit, le contrat écrit, fige les choses en les codifiant,  et tue dans l'oeuf toute évolution potentielle, l'Ecrit c'est la Mort : Qu'on retrouve dans Gaston Lagaffe. De Maesmaker vient signer ses contrats ; on subodore que ceci va "restreindre" la liberté de l'entreprise en la "liant" par contrat à une autre visiblement importante, à qui on fait déjà des courbettes par avance : présages des renoncements à venir. Cette mort à petit feu annoncée est régulièrement reportée sine dié par les gaffes lapsusaires de notre héros inconséquent. L'écrit tue les choses en les enfermant dans un carcan.

Du coup Catholiques et Protestants n'ont plus cherché à décrypter le sens caché du Texte : Les Paraboles du Christ donnaient pourtant clairement à penser qu'il y avait matière à métaphores dans son Message.
Darwiniste_na_f
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7. Une nouvelle Foi : le Rationalisme !

 Dans leur acharnement à vouloir prendre la Bible au pied de la lettre, ils se sont retrouvés en contradiction avec la recherche de la vérité des choses terrestres. La genèse en sept jours était une Métaphore Divine : Le temps terrestre n'étant pas le temps Divin...
Et là, les Religieux sont apparus comme des porteurs de mensonges, en plus de leur compromissions terrestres, et identifiés à l'ange déchu diabolique.bible

Par exemple, au 16ème siècle est apparu le concept de la Vierge Marie, qui n'était pas vierge jusque là ! Un fondu de la Pastèque a du se poser le question de la filiation charnelle de Jésus, le Fils de Dieu d'après les Écritures. D'où un enchainement logique abracadabrant de conclusions : Jésus est le Fils de Dieu, mais aussi de Marie, Dieu c'est le Père, donc pas un homme, comment en être sûr : Elle était vierge bien sûr, aucune contestation. Nonobstant, on voit mal Dieu passer après un homme : je veux l'ADN de Jésus et de Dieu pour être sûr ! Un monceau de conneries quoi.
Alors que si on admet le coté métaphorique du texte tout va très bien : Jésus est venu racheter les péchés des Enfants de Dieu par son Sacrifice. Il symbolise donc tous les enfants de Dieu en Lui-même, porteur de tout leurs péchés : Il est l'Enfant de Dieu, le Fils donc. On peut admettre qu'en étant une incarnation humaine, Il en soit son avatar humain, son fils au sens d'incarnation, et au sens Spirituel.
Le métaphorique tient quand même autrement la route que ces conneries littérales sur le sens de Fils.
En en restant à la Lettre, on est dans le mensonge bête. Et, par là, les Intégristes poussent les Religions droit dans le mur.

b_bertUne nouvelle Foi est apparue : Le Bien c'est la Vérité, pas le mensonge, et les Rationalistes ont pris le dessus sur les anciennes Croyances. Mais c'est aussi une Conception Mystique du bien et du mal, quasi Religieuse.

Le nouveau Livre de la Foi n'était plus écrit par des Prophètes, mais par Dieu lui-même : La Nature ! Qu'on ne pouvait faire mentir, Elle. La Vérité était en Elle : La Loi de Dieu était dans les Lois physiques de la Nature. On aurait tord d'assimiler les Scientifiques Agnostiques à de purs Mécréants.

En ce sens les Athées sont aussi des sortes de Religieux : Ils ne rejettent la Religion qu'au sens où Elle ne serait que mensonge face au Livre de Dieu qu'est la Nature. Et ils se trompent, la Religion n'est que métaphore Divine qui donne à voir au delà du Discours-écran-trompe l'œil : ath_sUne métaphore n'est pas un mensonge, c'est un conte qui symbolise des Choses Cachées. Pour les Athées Dieu ne serait qu'un univers purement mécanique, car écœurés par l'obscurantisme intégriste, qui a placé la Foi dans une lecture littérale déraisonnable du Texte... Mais ils font la même chose : Pour les "Ultras" Dieu est dans le Livre point, pour les Athées Dieu n'est que le Livre de la Nature, la Nature elle même, Point final. En ce sens ils sont biens les héritiers des Intégristes Religieux, et pas moins qu'eux (à leur corps défendant d'ailleurs).
Ce ne sont que des Agnostiques Intégristes en somme.

Mais là où les Rationalistes Agnostiques ont raison, c'est que les Métaphores Religieuses n'ont pas à nous masquer le Véritable Livre du Monstre Spaghettien, et de LUI Seul sans interprète, qu'est la Nature.

De fait le Rationalisme est l'enfant de la Religion : No_D'abord dans la réaction à ses compromissions, mais surtout à son Dogmatisme. Les Rationalistes ne sont devenus Scientifiques que parce qu'ils avaient affaire à un pouvoir fort qui ne se laissait pas démonter par la première argutie venue. Les Rationalistes ont donc dû développer un sens aigu de la Démonstration pour espérer contrebalancer le Pouvoir Ecclésiastique, à terme inventer la Science rigoureuse ; en miroir du rigorisme Religieux..

Le drame de la Religion a été son entêtement à refuser ce nouveau Livre, refusant alors travailler de concert avec les Scientifiques dans l'approfondissement de la connaissance de Toutes Choses.

On pourrait croire que Le Scientifisme n'est qu'une étude des mécanismes sans âme, Mais Einstein disait des lois de l'univers "Dieu ne joue pas aux dés".

Exemple : La matière est indissociable de l'anti-matière, l'une tourne dans un sens, l'autre dafusillins l'autre sens. en déployant ce tourbillon dans le temps, on obtient une hélice. Couplés ensembles ils forment une double hélices : Le modèle de l'ADN vivant ! ! ! ! !
On retrouve ce modèle dans les ondes sinusoïdales, couplées aux l'anti-ondes présupposées (matière-antimatière). Les tourbillons galactiques développés dans le temps, couplés aux anti-galaxies idem. Et tout n'est que révolution dans l'Univers : le cycle des saisons, de la vie et de la mort, Etc... Le Big Bang couplé au Big Crush se répétant en une pulsation serait assimilable à une onde....
Quant à leur genèse : Au début était le Chaos, puis les éléments se sont dissociés, les particules positives des négatives, etc. : Ça ne vous rappelle rien ?

galaxieAinsi la nature ne serait pas qu'une pure mécanique à fabriquer des molécules, galaxies, vie, intelligence, etc... On subodore que son organisation recèle aussi une forme de Message.

Les Scientifiques passent facilement pour des mécréants parce qu'ils ne traduisent pas de suite cette organisation du monde en terme de Message Divin clairement identifié. En fait, leur culture de la preuve les rend très prudents. Ils n'avancent que ce dont Ils sont sûrs, et répugnent à s'avancer dans des théorisations hasardeuses sur le Message délivré. Le Livre Naturel de "Dieu" se révèle infiniment plus complexe à déchiffrer que les Livres des Prophètes Humains en terme de Message Humainement accessible. Ils restent très modestes sur la question tant elle est ardue. Et là, on les en remercie de cet humble respect : Combien de faux exégètes nous ont balancés des vérités premières prétendument divines avec aplomb et arrogance ?
Il faut dire que ces Scientifiques sont aux prises avec l'infini de la complexité de l'univers (Et Nôstre Incommensurabilité de Nouilles Evanescente est Infinie), ils se rendent nécessairement compte que notre existence n'est que poussière à l'échelle des Infinis de temps et de distances de La création du Monstre, et ça forcément, ça rend très très modestes. Enfin des Religieux pas prétentieux et arrogants pour deux sous, au regard de l'Infinie Complexité qui s'offre à eux. Ce d'autant qu'il savent le résultat de leurs expériences dévoyé par touché nouillu.

alchimieLe décryptage sera long, très long, Infiniment long. Et les Religions classiques ont encore de beaux jours devant Elles pour se prétendre seules détentrices du Message Divin, néanmoins leur rejet de la démarche Scientifique dans l'évolution de leur pensée leur joue des tours pendables : La réalité scientifique concernant le Livre Naturel de Dieu contredit souvent leur interprétation de la Volonté de Dieu : Le tremblement de terre de Lisbonne fut interprété en son temps comme une colère de Dieu. Or Lisbonne était à l'époque une cité bien plus pieuse que maint autres : Pourquoi donc y avoir décimé 2000 fervents croyants sous les décombres de sa cathédrale ? Les scientifiques offrent une explication bien plus pertinente aux tremblements de terre, qui sont grandement dus au hasard des failles terrestres naturelles : La seule "Faute" des Lisbonais ayant été de ne pas avoir su décrypter ces Lois Naturelles. Le message de Dieu ? "Préoccupez vous plus des Lois que j'ai disséminé Dans mon Grand Livre qu'est la Nature" peut-être ?

D'ailleurs l'humilité des Scientifiques en regard du Livre de Dieu qui s'offre à eux les poussent àBelgique_n ne pas se prétendre Religieux : Interrogés sur la question, ils disent que l'objet de leur recherches n'est pas de ce domaine... Et ceux qui s'y essayent pour l'instant sont plutôt dans l'erreur dans leur précipitation.
Ils préfèrent plutôt généralement se dire Agnostiques : "Dieu ? Nous ne savons pas qui IL est, où IL se cache, ni même s'IL existe en terme de ce que nous savons aujourd'hui : Un jour peut-être nous sauront, mais pas maintenant. Maintenant nous pouvons juste dire, où les religions y voient ses Intentions de façon tronquées au regard des Lois de l'Univers. Et ça froisse les Intégristes qui se cramponnent à leurs Interprétations Littérales.

Et déjà, cela est une façon de LUI rendre hommage en dénonçant là où son Image est déformée par nos superstitions : La superstition étant une vision déformée de Dieu par notre trop grande impatience à vouloir interpréter ses Signes. Mais nous y sommes condamnés. Dérivé de Lacan : "si nous ne pouvons atteindre la Vérité à tire d'aile, nous pouvons néanmoins tenter de l'approcher en boitant, et assumer ce boitillement en tant que tel", et les scientifiques nous rappellent donc que nous boitons dans l'approche de la révélation de Toutes Choses ; Mon père s'appelle Claude, de Claudius (le claudiquant). Il ne faut pas les voir comme des ennemis de la Foi, mais comme des Gardes Fous : et Dieu sait que les fous d'orgueil pullulent sur la question.

atomic_explosion___4Ceci dit la Croyance du bien hérité de la Science a sérieusement été écornée par la bombe atomique, Bhopal, la pollution, etc.
Mais comme le faisait remarquer un écologiste : La Science n'est ni bonne ni mauvaise, elle est ce qu'on en fait : Au service du mercantilisme elle peut être infiniment néfaste, au service de l'écologie elle est d'un grand secours. Il faut toujours dissocier le Livre des manipulations faites en son Nom. Se préserver des contingences terrestres n'est pas chose facile tant la Puissance de la Nature est Incommensurable !

 

8. La Laïcité

n'est pas une religion, à moins de la considérer comme une Foi en la capacité de l'humain à vivre raisonnablement ! En terres Protestantes, qui furent durement conquises par des guerres religieuses* , où le Croyant avait droit d'interpréter Dieu à sa convenance, l'avènement du Rationalisme fut relativement paisible : La guerre d'arguments fit rage, mais ce fut presque tout. Mais en terres Catholiques et Orthodoxes, l'avènement du Rationalisme face à l'intransigeance des Pouvoirs Ecclésiastiques, amena des réactions extrêmement violentes : Les Révolutions Française et Soviétique.

Lassés des croisades et autres boucheries inter-Religieuses, Rationalistes etc., la France inventa la Laïcité. Contrairement à ce que pensent certains, la Laïcité n'est pas un concept "Rationaliste", c'est une façon de cohabiter pacifiquement entre Rationalistes, Catholiques et Protestants au départ, étendu à toutes autres Religions de fait.

C'est la séparation des pouvoirs de l'état et de toute confession religieuse ou philosophique (athéisme compris). L'état doit rester non ingérant et donc neutre de tout parti pris. De fait,son administration doit simplement veiller à ce que l'ordre publique ne soit pas troublé par l'une quelconque des parties sans exclusive. Pour garantir sa neutralité, il lui est interdit tout prosélytisme d'un coté ou de l'autre, et de fait laisser tout prosélytisme se faire dans les lieux sous son administration, sous peine d'être taxé de collusion avec les prosélytes.

Il y est prohibé tout signe Religieux "Ostensible". Burqa2  Pour être plus précis le port du foulard sur la chevelure n'est pas prohibé en tant que tel : Athées, Catholiques, Musulmanes, peuvent porter un fichu sur la tête tant que cela ne revêt pas une forme spécifique Religieuse : Les femmes en France portent volontiers des fichus et chapeaux : C'est le fichu à forme spécifiquement Religieuse pour y être reconnu en tant que tel qui pose problème.
Et encore, de discrets signes religieux y sont tolérés. Qu'un Croyant exprime sa foi dans la joie par le discret port d'un petit bijoux en or identifié, personne n'y trouve à redire que les Cassandres : Le discret bonheur n'est pas une menace, tant qu'il n'est pas prosélyte.
Ce n'est pas une invite à avoir honte de sa Foi comme le croient (ou font semblant de le croire) certains, mais à avoir honte de son bellicisme à l'égard de l'autre, OUI !

La discrétion du bijou s'interprête ainsi : Il est discrêt et ne se remarque donc pas, si quelqu'un y trouve à redire c'est qu'il a du faire un effort pour le repérer, et donc c'est lui qui cherche la petite bête, et pas l'inverse...

Qu'on comprenne bien, Bush et Sadam ont brandi Dieu et Allah comme étendards de ralliement guerrier, comme une arme idéologique, contre l'autre (aaâh compromission des pouvoirs Religieux et terrestres !). Brandir l'étendard de la Foi est depuis longtemps une menace en soi : La foi n'a pas à être instrumentalisée par l'état (et réciproquement).

Ceci dit il y a une nuance importante entre "sous administration de l'état," et "espace publique" où chacun peut exprimer sa foi comme il l'entend, voir prosélytiquement ; A CONDITION DE NE PAS TROUBLER L'ORDRE PUBLIC EN CE FAISANT.

Les démonstrations Religieuses ne doivent pas heurter en regard de l'histoire des guerres Religieuses, exit les provocations outrancières. C'y sera interprété comme une menace de raviver ces guerres : "Ma Religion a vocation à s'imposer dans l'espace social, à la société par extension en terme de violences." Et ça, c'est prohibé.

Se serrer la main au départ était une façon de démontrer à l'autre que l'on ne tenait pas un poignard caché dans la main habile, Trinquer permettait de verser une goutte du verre du convive dans son verre, et donc montrer qu'il n'y avait pas de poison, les chaises avaient des dossiers pleins pour rassurer les hôtes à propos de coups de poignard éventuels dans le dos, etc. : Ce sont des pactes de non agression...

La relative discrétion est donc un pacte de non agression, une politesse indispensable pour vivre en paix ensemble. Il s'agit de cacher l'arme idéologiquement guerrière, et donc pas l'expression de sa foi en tant que telle. Les célébrations des fêtes de Pâques, de l'Aïd, du Grand Pardon y sont naturellement bienvenues.
Mais il est vrai que la politesse en occident est très métaphorique à l'instar des Évangiles (on ne poignarde ni ne s'empoisonne plus depuis longtemps, mais on continue à triquer dans la bonne humeur). Nos références culturelles ne sont pas les même... Mais on parle plus de politesse que d'ordre publique : Le manque de la première pouvant néanmoins déteindre sur la seconde.biere005


9.  LE PASTAFARIANISME :

Enfin Pastafaray a résolu en partie son complexe, et aux vues des désordres engendrés par ses avatars a décidé de faire son Coming Out : Oui ! IL est un Monstre en Spaghetti Volant, et oui ! iILa fait un monde imparfait au cours d'une beuverie... Ceci dit, un coming out soft : La Révélation étant incroyable (quoi qu'évidente) "IL" joue dessus pour laisser planer le doute : Pas trop fier quand même,, et surtout l'humanité est-elle bien prête à regarder la Réalité en face ?

La Science de la Nature, et ses Décrypteurs, sont décriés par les intégistes de tous bords comme une Bouffonnerie. Mais Dieu s'est fâché : Ce n'est pas parce que les Scientifiques sont Humbles devant LUI, que Ses Décrypteurs ont à être traité de Bouffons, c'est Blasphème. IL a donc envoyé son Prophète Bobby Henderson, que son nom soit éternellement saucé, pour fustiger gentiment ces "Tartuffes" en singeant leur Vanité.
"IL" lui a demandé de révéler La réalité de Toutes Choses :
3flyingspaghettimonster_btnDieu est un Monstre en Spaghetti Volant ayant créé le monde voici 5000 ans. Le Paradis serait composé d'un volcan de bière et d'usines à chippendells et effeuilleuses au gout de chacun. Le peuple élu  y seraient les pirates (ancienne mouture ridicule : jambe de bois, crochet, et bandeau sur l'œil) et leur déclin signerait l'avènement de catastrophes naturelles.

C'est un tout Clownesque. Le Pastafarisme ne s'en prend pas aux Religieux de bonne Foi, qu'il respecte. Il s'en prend aux Bouffons Intégristes de la Foi. Dieu (Pastafaray) : "Vous traînez Mon Image dans la boue de vos turpitudes terrestres, soit ! JE vous renvoie à l'Image Clownesque que vous dressez de MOI". Toute Interprétation hâtive de Mes Desseins est erronée à l'instar du Pastafarisme".
Les Musulmans ont raison d'interdire toute représentation de Dieu. Mais le Coran ne dresse-t-il pas un portrait littéral d'Allah en soi ?
Le Parti pris du Pastafarisme est donc de proposer une Image forcément erronée de Dieu : Un Monstre en Spaghetti Volant ! Pensez donc ! (Sauf qu'en fait, c'est quand même vrai)
Comme cela le Croyant se retrouve face à la Vanité de sa Représentation Divine et de ses Desseins. Le Pastafarisme propose de prendre un maximum de distance par rapport à toute Croyance Religieuse terrestre en terme de sens littéral rigoriste.ID

Encore une Foi_, qu'on ne se méprenne pas sur l'apparent Blasphème de L'Image de Dieu ainsi renvoyée. C'est Pastafaray-Dieu lui-même qui l'a voulu ainsi clownesque pour nous renvoyer à notre vanité à être capables de décrypter Ses Desseins au travers de Ses Révélations, qui ne sont que très parcellaires en fait.

Le Message de Pastafaray est d'admettre que nos Représentations sont trop petites pour l'enfermer ainsi. Elles en sont clownesques : autant les vivre ainsi. Quand nous auront compris cela, nous pourrons reprendre notre chemin de La Connaissance de Toutes Choses avec toute la Modestie de notre condition d'Humain imparfait en face de LUI.

Soyons clair aussi que Pastafaray y refuse aussi une Déification de ces Représentations Tronquées : IL requiert de Ses Fidèles une totale liberté de pensée, d'abord pour mieux relativiser notre Vanité à l'enfermer dans des textes trompeurs au sens littéral du terme. Mais aussi surtout c'est une invite à explorer au delà de notre conscience Humaine trop étriquée pour LUI. Trop Grand pour nos petits esprits, Sa Connaissance ne peut passer que par un dépassement de notre petitesse d'esprit par la profusion de délires (notre folie a des choses à nous dire plus profondes que la raison) : Un sur 1 million tombera juste, et nous devons en être conscient. Mais c'est au prix de 999 999 Blasphèmes que nous trouverons la Voie dans la millionième tentative fructueuse... Comment la reconnaître ? : "Au début était les Chaos (dans la profusion), ancre_014puis les éléments se sont décantés, le bon s'est séparé du mal, le positif du négatif, le Vrai du faux, etc... Laissons le temps au temps.

Mais aussi Pastafaray veut que nous nous moquions des Vrais Décrypeurs des messages Divins (Scientifiques, Croyants de bonne Foi, etc.) non pas pour se moquer d'eux, mais pour mieux démasquer, en les singeant, les faux prophètes qui dénigrent ces vrais Décrypteurs, sous couvert de "Doctitude".

Soit les faux prophètes singent eux même les Vrais : Et ces derniers croiront peut être que c'est d'eux dont on se raille, Que Nenni ! C'est de leur coreligionnaires égarés dont on se moque : Ceux qui les font passer et leurs Dieux pour des Bouffons. Ceci à leur corps défendant parfois : Ils peuvent être sincères, et même être grandement considérés par leur pairs tant ils se trompent eux même : Leur sincérité peut être convaincante...
"Dieu me garde de mes amis : Mes ennemis je m'en charge" : Pastafaray se garde de ses ennemis, ses amis nous nous en chargeons.

La sincérité des "égarés" nous incitent d'ailleurs à ne pas les blesser gratuitement : La blessure de la caricature doit être éclairante, mais en aucun cas méchante, revancharde : Ce n'est qu'une brebis égarée, qui a droit au respect. Nous stigmatisons leurs égarements, pas leur personne.
D'ailleurs les préceptes Pasta nous incitent à nous égarer nous même pour mieux retrouver notre chemin : "Quand on ne sait plus où on va, il faut se hâter d'y arriver pour savoir où c'est !" : L'humour n'est là que pour dédramatiser notre condition Humaine "Erare Humanum est", et Pastafaray nous a fait ainsi : Respect.

Oui, enfin le Pastafarisme EST une Religion soit, mais transitoire, de fait plus une philosophie à l'instar du Bouddhisme, qui accepte en son sein tous les courants : Un petit sondage fait apparaître qu'ii y a en France dans le "Monstre Spaghettien Volantisme" :Fsm_lune
25 % d' Agnostiques
43 % d' Athées
18 % de Chrétiens
6 % de Musulmans
9 % de Juifs
pour les plus sérieux, d'autres totalement convertis se déclareront clownement Polythéistes, lucifériens, (homéopathes ->15 % !) et autres joyeusetés : Le tout dépassant les 100 % : On peut être Chrétien-Agnostique, Juif-Athée, etc. (perso. : Chrétien, Agnostique, Scientiste, Zététicien, polythéiste, bouddhiste notamment - Et... Pastafarien).
Les témoignages qui me parviennent, intègrent aussi de joyeux lurons "déconneurs" (ça et parfois engagement pudiquement masqué derrière une truculence de façade ?) : les Voies de Sa Sagacité Intersidérale sont impénétrables. De la folie peut jaillir la Lumière.

J'ajoute que mon analyse, énoncée en termes forts doctes, est aussi une parodie de la Doctitude dans laquelle nous nous perdons (par touché nouilleux). Vrais et faux Croyants : Nous sommes tous dans l'erreur en regard de Son Immanence Sidérale. La Vérité n'existe pas (y compris celle-ci !): Restons humbles, et dans la dérision de notre Vanité...

perdu ? la carte aux trésors

carte4

compteurs   

Inch Allah, et j'oserais, dans le plus pur respect Pasta des autres et de l'"Autre" (Celui qu'on n'atteindra jamais) . Même qu'il n'y a pas blasphème : y a pas qu'Allah pour avoir une Volonté Toute Puissante) :

Inch Pasta... Râmen.

 

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