Le catholicisme fut la première religion chrétienne avant les schismes.

Avant qu'elle ne trouve avantage à s'allier aux pouvoirs terrestres, elle fut assez sympathique.

D'abord elle considéra que la foi était une affaire personnelle, et que surtout elle ne devait pas s'imposer par la force, mais par la conviction.
On croit rêver lorsqu'on voit les > positions actuelles de Benoit sur la laïcité <, où il défend bec et ongles l'hégémonisme de l'Eglise dans la vie publique afin d'imposer une morale à tous. A quand le retour aux origines ?

Mais au moins restent les princites fondateurs pas toujours au goût du jour, mais sur lesquels il est toujours possible de la questionner. Du fait, les croisades et autres inquisitions ne sont plus vraiment de mise, même si l'argumentaire diabolisant refait surface régulièrement. C'est quand même et avant tout une religion de tolérance au départ, et a vocation à y revenir pour peu qu'on la "marque à la culotte".

Au demeurant, au plus fort des colonisations, elle a toujours affirmé que les "indigànes" avaient une âme, et que les populations impies n'avaient pas à être traitées différemment des chrétiens. Soit entre la théorie et la pratique, il y eut un gouffre, et aucun contrevenant ne fut excommunié (comme certains médecins avorteurs récemment).

BREF ! L'Eglise catholique a quelques bons préceptes de bases sur lesquels on peut s'appuyer pour l'interpeler quand elle dérape. Et l'avantage du catholicisme est son centralisme : Il y a une doctrine officielle tenue par un leader interpelable donc pour tout le courant. Certes quand le leader dérape ça fait mal, mais au moins on peut le mettre devant ses responsabilités en tant que tel. Au contraire du protestantisme, ou de l'islam, où chacun peut interpréter ce qui lui chante de la théologie. Ainsi certains assassineront des médecins avorteurs en accord avec leurs convictions, alors que si les catholiques condamne l'avortement, il est au moins clair que la vie des médecins n'a pas à être menacée.

BON ! Passons en revue ces préceptes fondateurs, qui permettent de les interpeler au nom même de leur foi (notons que ces principes sont à priori les mêmes pour tout chrétien même non catholique.

1. Dieu est amour.

Bref, toute agression envers le "prochain" est proscrite, en acte, et en parole (et même en pensée, mais là faut pas pousser, on ne vas pas faire du terrorisme intellectuel comme eux). Et le prochain est aussi le non-croyant.

2. Dieu  nous laisse libre de nos choix, y compris de croire ou pas.

A priori, c'est pas bien de ne pas croire, mais on en a le droit. Et conformément au 1. nous n'avons pas a en être fustigé en quelque manière que ce soit.
Même non-croyant, vous êtes sensé être une créature de Dieu, et avez donc droit à tous les égards (et même si vous gifflez un chrétien, il est sensé tendre l'autre joue - Mais ne tenter pas trop le diable car le chrétien a aussi le droit de s"égarer et d'être un "pécheur" - puis c'est quand même pas bien de profiter de la situation, un peu de dignité tout de même). Néanmoins, vous pouvez basphèmer (en disant que dieu n'existe pas, et que c'est idiot de croire), et c'est déjà pas mal.
Le concept est celui de la brebis égarée : C'est pas sa "faute", on attend le jour béni où elle rentrera au bercail, et quelques soient ses errances entre temps, elle sera accueillie à bras ouvert. Ceci dit rien ne l'oblige à rentrer, mais au moins pour les  chrétiens, vous faites quand même partie des Enfants de Dieu.

3. L'humain est un pêcheur par essence (un petit pour pour un grand contre !)

Un petit pour car le chrétien admet que la perfection n'est pas de ce monde, et que donc nous n'avons pas à être parfait. Le tout est d"arriver à l'assumer et à assumer que l'Autre ne le soit pas non plus. Le pardon est central dans la théologie.

Après évidemment, les modalités sont discutables sur le fond, mais le principe est des plus pragmatiques, tant qu'on en abuse pas pour permettre n'importe quoi.

4. Seul Dieu est juge de nos pêchés

Ca c'est un des grands principes les plus oubliés à l'heure actuelle. Le catholicisme est un grand pourfendeur d'ordre moral, édictant des lignes de conduites dont on est pas sûr que ledit "Jésus" aurait approuvé, lui qui accueuiila Marie Madeleine (une "pécheresse). Le préservatif en est une illustration patente : pérorer sur le principe que son usage est un péché est une aberration conformément au point précédent (3.), tout péché est relatif et tant qu'à ne ponit être "parfait" autant être le moins imparfait possible, c'est à dire user du préservatif en certaines circonstances afin de faire le moins de mal possible. Le péché serait plutôt alors de ne point en user.

Bref,  juger du bien et du mal "à priori" c'est se prendre pour Dieu lui-même. Un quasi blasphème carrément.

Aussi bien ce précepte ouvre la voie à la laïcité : c'est aux humains de définir entre eux ce qui est permis ou pas, pas à l'église. Après Dieu jugera du bien fondé de telle ou telle attitude en telle ou telle circonstance, mais ce n'est pas au Pape de définir à priori les choses. De grand principes vagues en soi pourquoi pas, mais pas trop précisément encadrés car l'humain en situation est toujours le mieux placé pour apprécier le moins mauvais terme. Mais l'église a des tentation de charria parfois.

On a l'impression que l'église cherche absolument à avoir une emprise sur tous nos faits et gestes, alors que cela contredit totalement la liberté de choix énoncée en "2."

 

Un point importantissime à rappeler constamment à nos bons prélats pris en flagrant délit de vanité terrestre.

6. Le sens du sacrifice (un petit pour pour un grand contre)

Tendre l'autre joue ! Le chrétien croit que le bien l'emportera sur le mal quoi qu'il advienne. Il pense qu'en ne répondant pas à la provocation, le bien l'emportera par l'exemple, et de fait admet en principe tous les sacrifices en ce sens. En termes relationnel c'est une posture "gagnant-gagnant", l'Autre se rallera au bien, en voyant que son agressivité ne trouve pas d'échos en l'autre. A terme ça marche, mais que de souffrances entre temps. Mais pour le chrétien la souffrance terrestre est un passeport pour le paradis, et là est le contre.

J'y préfère l'approche zoroastrique (voir chapitre épistémologie génétique des religions) qui prétend également que le bien engendre le bien, et le mal le mal, mais dans une dynamique plus pragmatique, et sans na notion de sacrifice de sa vie en cela. (sauf que c'est assez binaire comme approche : Bien / mal, qui restent à définir).

6. Une approche scientifique presque correcte

Pour eux le Monde a été créé par Une Déité : Ce qui est en soi une approche Pastafariquement correcte,  Il se juste tromper sur la véritable nature de cette Déité, mais ils n'étaient pas loin. (Voir Monstre en Spaghetti volant)

On regrettera néanmoins quelques renoncements : Sur l'age de la terre (2 600 av JC pour le Big bang maintenant) et surtout que la terre fut ronde et tourna autour du soleil. Pffff ! Hommes de peu de foi...

7  Le Folklore

Y a pas à dire, question mise en scène : chapeau ! Le costume de Pirate n'y est pas, mais presque. On regrettera tout de même qu'il fassent subventionner leurs tournées mondiales par des états Laïcs dont quelques contribuables d'autres confessions, et dont on honore pas les Prophètes à leur juste valeur (Bobby).

perdu ? la carte aux trésors

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